Le roman que j’écris se déroule en partie près de Londres, dans un village imaginaire. Je m’inspire cependant de villages qui existent vraiment pour les descriptions, et c’était important que je me rende sur place pour « capturer » l’atmosphère. C’est la première raison de mon voyage au Royaume-Uni la semaine dernière.
Dans la première partie de mon roman, j’ai voulu décrire une ambiance à la limite du fantastique, où la petite maison au cœur de l’histoire est plongée dans la brume mais se révèle très chaleureuse à l’intérieur. Un refuge pour le personnage principal. Elle se trouve à l’orée d’une forêt inquiétante (le point de vue étant dans la première partie celui d’un adolescent de 13 ans, plutôt peureux et avec beaucoup d’imagination).



Les romans qui m’accrochent le plus sont justement ceux dont l’atmosphère s’impose dès les premières pages, qu’elle soit envoûtante, horrifique ou glaciale. Difficile, pourtant, de retranscrire cela sans me rendre sur place.
La seconde raison de ce voyage est plus personnelle. Je suis née à Londres, mais ma mère est rentrée en France alors que j’étais encore bébé. Pourtant, je suis très attachée à cette ville. Une partie de ma famille y vit toujours, avec ses mystères, ses non-dits, sa violence parfois. Et même si mon roman n’est pas autobiographique, on y trouvera çà et là quelques touches de réel…



Laisser un commentaire